Entrave à la circulation - Rue Principale

Le lundi 26 octobre, de 8 h 30 à 17 h 15, des travaux entraîneront la fermeture temporaire d’une voie de circulation, de cases de stationnement et du trottoir à la hauteur du 171, rue Principale.

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Plan directeur du bassin versant du Grand ruisseau

Carte interactive Organisme de Bassin Versant de la rivière du Nord

L’eau et les milieux naturels jouent un rôle essentiel dans la qualité de vie et la résilience du territoire. Ils contribuent notamment à la préservation de la biodiversité, à la régulation des eaux de pluie et à l’adaptation aux changements climatiques. À Saint-Sauveur, le Grand ruisseau et son bassin versant constituent un réseau naturel précieux, intimement lié aux milieux de vie et aux paysages qui caractérisent la municipalité. 

Afin d’en préserver la santé à long terme, la Ville de Saint-Sauveur s’est dotée du Plan directeur du bassin versant du Grand ruisseau 2026-2031. Celui-ci guidera les interventions de la Ville et de ses partenaires au cours des cinq prochaines années afin d’améliorer la qualité de l’eau, de protéger les milieux naturels et de renforcer la résilience du bassin versant.

Élaboré en collaboration avec l’Organisme de bassin versant de la rivière du Nord (OBV rivière du Nord), le Plan s’appuie sur un portrait-diagnostic du territoire, la documentation des préoccupations des acteur-trice-s du milieu ainsi qu’un plan d’action coconstruit avec le comité de bassin versant.

Consulter le Plan directeur du bassin versant du Grand ruisseau 2026-2031

Le bassin versant du Grand ruisseau en chiffres 

Le bassin versant du Grand ruisseau couvre 2 474 hectares et s’étend sur trois municipalités. Environ 80 % de sa superficie, soit 1 973 hectares, se trouve à Saint-Sauveur, contre 17 % à Piedmont et 3 % à Sainte-Anne-des-Lacs.

Son réseau hydrographique comprend environ 45 kilomètres de cours d’eau selon la Géobase du réseau hydrographique du Québec. Les données LiDAR permettent toutefois d’estimer à 171 kilomètres l’ensemble des lits d’écoulement potentiels, incluant les fossés et les cours d’eau. Au moins 93 ponceaux sont également recensés sur le territoire.

Les principaux enjeux 

Le portrait-diagnostic a permis de cibler plusieurs pressions qui influencent la santé du Grand ruisseau et de son bassin versant. Elles concernent notamment la qualité de l’eau, la conservation et la connectivité des milieux naturels, l’état des bandes riveraines, la propagation des espèces exotiques envahissantes ainsi que les risques d’inondation.

Objectifs et plan d'action 2026-2031

Le Plan directeur s’articule autour de 31 actions, regroupées selon les principaux enjeux du bassin versant : la conservation des milieux naturels, la qualité de l’eau, les bandes riveraines, les espèces exotiques envahissantes et les inondations.

Les actions seront mises en œuvre sur une période de cinq ans. Chacune est associée à un indicateur de suivi, une personne responsable, des partenaires, un horizon de mise en œuvre, une estimation des ressources nécessaires et un niveau de priorité. Elles ont été élaborées et priorisées avec le comité de bassin versant du Grand ruisseau, réunissant des représentants de différents secteurs du milieu.

Conserver et mettre en valeur les milieux naturels

  • Réaliser une campagne de sensibilisation auprès des propriétaires et des associations de lacs pour encourager la conservation des milieux naturels sur les terrains privés.

  • Installer, lorsque pertinent, des panneaux d’interprétation dans les milieux naturels.

  • Évaluer la possibilité de créer une vitrine de mise en valeur de la biodiversité au lac à Nymark.

  • Poursuivre les inventaires fauniques et floristiques dans les milieux d’intérêt écologique, en collaboration avec les propriétaires privés.

  • Évaluer la possibilité de mettre en place des mesures d’écofiscalité encourageant la conservation des milieux naturels sur les terrains privés.

Favoriser la connectivité écologique

  • Intégrer des dispositions favorisant la connectivité des milieux naturels dans les outils d’urbanisme.

  • Réaliser une campagne de mobilisation et de sensibilisation sur la connectivité écologique à l’échelle du bassin versant.

Améliorer la qualité de l’eau

  • Poursuivre la mise aux normes des installations sanitaires.

  • Poursuivre le suivi de la qualité de l’eau afin d’identifier les sources de contamination.

  • Revoir les pratiques de déneigement afin d’optimiser l’utilisation des sels de voirie et autres abrasifs.

  • Élaborer un plan d’action pour atténuer les contaminants provenant du ruissellement du lieu d’élimination de neiges usées.

  • Sensibiliser les citoyen-ne-s et les entrepreneur-e-s à la réduction de l’utilisation des sels d’épandage.

  • Mettre à jour la localisation des foyers d’érosion et poursuivre les correctifs nécessaires.

  • Sensibiliser les promoteur-trice-s de projets au contrôle de l’érosion et à la gestion de l’eau sur leur site.

  • Poursuivre la promotion des bonnes pratiques de gestion environnementale des fossés, du contrôle de l’érosion et des eaux de ruissellement.

  • Évaluer la pertinence de mettre en place des subventions écologiques pour encourager l’implantation de jardins de pluie.

  • Promouvoir l’implantation de jardins de pluie chez les citoyen-ne-s et dans les aménagements municipaux.

  • Évaluer la possibilité d’améliorer ou d’implanter des bassins de sédimentation aux monts de ski.

  • Poursuivre la sensibilisation aux bonnes pratiques d’écopelouse et à l’application du règlement sur l’utilisation des pesticides et engrais chimiques.

  • Encourager la surveillance citoyenne des lacs grâce au Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSVL).

Protéger et végétaliser les bandes riveraines

  • Établir un diagnostic des zones d’érosion excessive sur les rives du Grand ruisseau.

  • Poursuivre les incitatifs encourageant les propriétaires à bonifier leurs bandes riveraines avec les trois strates de végétation : arborée, arbustive et herbacée.

Limiter la propagation des espèces exotiques envahissantes

  • Élaborer une politique et un plan d’action pour lutter contre les espèces exotiques envahissantes.

  • Poursuivre le projet de science citoyenne permettant de signaler leur présence sur le territoire.

  • Réaliser une campagne d’éducation et de sensibilisation auprès des citoyen-ne-s et des associations de lacs.

Mieux faire face aux inondations

  • Améliorer les connaissances sur les zones inondables du Grand ruisseau.

  • Réaliser une étude de faisabilité pour l’implantation d’infrastructures vertes de gestion durable des eaux pluviales selon le modèle de « ville éponge ».

  • Sensibiliser et encourager les propriétaires privés à mettre en place des solutions favorisant la rétention et le ralentissement des eaux pluviales.

Partager les connaissances et mobiliser la communauté

  • Mettre sur pied un comité de travail réunissant les associations de lacs.

  • Organiser une fête des voisin-e-s annuelle entre riverain-e-s et profiter de l’occasion pour sensibiliser la population aux différents enjeux du bassin versant.

  • Évaluer la faisabilité et la pertinence de créer une communauté de pratique réunissant différentes expertises locales.

Consulter le Plan directeur du bassin versant du Grand ruisseau 2026-2031