Prévost, Saint-Sauveur et Piedmont s’unissent pour étudier une solution commune de traitement des eaux usées
Devant les défis croissants liés à la gestion des eaux usées et aux nouvelles exigences environnementales, les villes de Prévost et de Saint-Sauveur, ainsi que la municipalité de Piedmont, annoncent une démarche de collaboration inédite visant à évaluer la faisabilité d’une solution commune de traitement des eaux usées.
Les trois municipalités ont convenu de mandater leurs directions générales afin de commander les études nécessaires à l’élaboration et à l’analyse de différents scénarios. Cette première étape permettra notamment d’évaluer la faisabilité technique, financière et opérationnelle d’une infrastructure commune, dont la possibilité d’une usine de traitement des eaux usées desservant les trois territoires.
L’objectif est clair : réfléchir ensemble plutôt que séparément afin d’identifier une solution pérenne, performante et respectueuse de l’environnement, tout en recherchant des économies d’échelle et un partage équitable des coûts.
Une réponse collective à un défi qui dépasse les frontières municipales
La gestion des eaux usées représente aujourd’hui un enjeu majeur pour plusieurs municipalités des Laurentides. L’évolution des normes environnementales, notamment en matière de traitement et de rejet des eaux usées, impose de revoir certaines façons de faire et d’anticiper les investissements importants qui seront nécessaires au cours des prochaines années.
Pour Prévost, Saint-Sauveur et Piedmont, cette réalité constitue une occasion de faire preuve d’innovation et de vision à long terme.
« Les enjeux environnementaux ne s’arrêtent pas aux limites de nos municipalités. Nous avons ici trois villes voisines qui font face à des défis similaires et qui choisissent de travailler ensemble pour trouver une solution durable. C’est exactement le genre de collaboration intermunicipale dont nous avons besoin pour faire face aux défis de demain », souligne Paul Germain, maire de Prévost.
« Nous sommes devant une réflexion qui pourrait avoir des impacts importants pour les générations futures. Avant de prendre quelque décision que ce soit, nous voulons nous donner les moyens d’étudier toutes les avenues sérieusement, avec des données fiables et une analyse rigoureuse des coûts et des bénéfices. La collaboration entre nos municipalités nous permettra d’explorer des solutions que nous n’aurions peut-être pas les moyens ou l’intérêt d’envisager individuellement », affirme Bernard Bouclin, maire de Piedmont.
« Saint-Sauveur est fière de participer à cette démarche qui repose sur un principe simple : lorsque trois municipalités partagent un territoire, des infrastructures et des enjeux communs, il est logique de regarder ce que nous pouvons accomplir ensemble. Une infrastructure commune pourrait notamment permettre de réaliser des économies d’échelle tout en répondant aux exigences environnementales avec une vision à long terme. Cette mutualisation illustre notre capacité à collaborer, renforçant ainsi la crédibilité et l'impact de notre demande de subvention », ajoute Luc Martel, maire de Saint-Sauveur.
Planifier avant d’investir
La démarche annoncée aujourd’hui s’inscrit dans un contexte où les municipalités doivent également faire preuve de prudence quant au développement de leur territoire.
Les moratoires et mesures de contrôle du développement adoptés ou envisagés par les municipalités témoignent d’ailleurs de la volonté des élus de s’assurer que la capacité des infrastructures publiques et la protection de l’environnement demeurent au cœur des décisions d’aménagement.
L’étude commune permettra précisément de mieux comprendre les capacités actuelles, les besoins futurs et les investissements requis avant d’envisager quelque projet d’infrastructure que ce soit.
Cette première étape structurante visera à documenter les possibilités et déterminer si une solution commune peut être techniquement réalisable, financièrement responsable et avantageuse pour les trois collectivités.
Une démarche qui pourrait devenir un modèle de collaboration régionale
Les trois municipalités souhaitent que cette démarche permette de comparer différents scénarios, notamment en matière de localisation, de capacité, de technologies de traitement, de coûts d’investissement et d’exploitation, de gouvernance et de partage des coûts.
Au terme des études, les municipalités disposeront ainsi d’une information suffisamment étoffée pour déterminer si la mise en commun du traitement des eaux usées constitue une avenue réaliste et souhaitable.
Prévost, Saint-Sauveur et Piedmont posent ainsi les premières bases d’une réflexion collective qui pourrait éventuellement devenir un exemple concret de collaboration intermunicipale dans les Laurentides.
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